Le potager de Colette, un potager sans containtes

Colette et son
potager sans contraintes

Colette dans son potager sans contraintes

Colette dans son potager en juillet 2020 © Henri Peyre

Colette nous a présenté son potager où les poules vivent paisiblement en liberté, seul un grillage permet de protéger ses rangées de cultures. Tout est organisé et géré simplement ici avec le minimum de moyens car elle ne veut pas ou ne peut pas y consacrer trop de temps et d’effort, mais ça pousse !

Un petit potager de 80 m²
en bordure de pré et au soleil

Un petit potager au milieu d'un pré et au soleil

Un potager réduit à quelques rangées de légumes en juillet 2020, la haie d'arbres au fond longe la descente vers la maison© Henri Peyre

Mon potager occupe environ 80 m² d’un jardin en herbe de plus de 300 m². Il reste quelques rosiers au centre, un témoignage de son ancienne occupation. A l’ouest et au nord il jouxte deux prés avec parfois des lamas qui broutent, à l’est un bâtiment du voisin et au sud c’est la descente vers la maison en passant par le poulailler. Il reçoit bien le soleil. 

C’est là que mon père faisait un potager bien plus vaste. Pendant quelques années je ne pouvais plus jardiner à cause de mes genoux mais cette année je reprends à ma façon, c’est-à-dire comme ça peut venir.

Une bonne terre et un puits

Les poules sont libres dans le jardin sauf dans le potager

Les poules prennent le frais près du puits en aval du potager © Henri Peyre

La terre ici est bonne, légère et profonde. Il faut creuser pas mal avant de rencontrer le rocher, j’ai bien des cailloux, en réalité ils ne gênent pas la culture.

Pour ce qui est de l’eau, elle vient du puits installé depuis très longtemps. Le puits se trouve près du poulailler plus bas, une pompe permet d’amener l’eau dans la cuve du potager.

L’eau de source est glacée et le stockage dans la petite cuve la réchauffe, car je crains d’arroser avec une eau trop froide. Maintenant l’automatisme s’arrête là car après je prends mon arrosoir ou un tuyau !

Un petit potager au milieu d'un pré

Une poule qui s'aventure près du potager protégé d'un grilalge bas

Grillage protecteur pour empêcher les 4 poules de faire du dégât dans les cultures, au fond à droite les chaises de repos © Henri Peyre

Comme je le disais, je suis philosophe avec les travaux potagers. D’abord j’achète les plants, je ne m’embarrasse pas avec les semis. 

J’ai tout organisé en lignes simples avec quelques planches de bois pour circuler facilement entre.

Comme mes quatre poules sont en liberté dans le pré toute la journée, j’ai entouré le potager de grillage sinon il ne resterait plus rien. Mais avant de cultiver elles étaient libres sur la totalité du jardin.

Un choix de légumes essentiels

Les courges sont déjà grosses pour ce début juillet

Courges au potager de Colette début juillet 2020 © Henri Peyre

Pour cette reprise, j’ai mis deux rangées de tomates qui promettent (cerise, roma et polonaise), des choux brocolis et romanesco, des haricots verts, du fenouil pour essayer, des carottes qui semblent pour l’instant médiocres, enfin, à proximité de la haie, de l’oseille (elle est magnifique), bien sûr des courgettes, des salades, des courges, des blettes, des betteraves. 

Bref un peu de tout. Dans un autre coin j’ai quelques framboisiers avec des melons à proximité.

Quand je regarde mon potager, je devine bien que je ne vais pas me nourrir avec. Mes parents étaient agriculteurs et je sais bien ce qu’il faudrait faire pour améliorer, mais bon à mon âge on voit les choses autrement !

Planning

D’abord mes poules vivent librement dans ce pré, elles ont certainement fait un travail de nettoyage des larves présentes dans le sol. 

Après c’est très simple : un voisin est venu préparer la terre avec son motoculteur, je n’aurais rien pu faire avec ma bêche. 

J’ai répandu du Biofertil avant de planter au début du printemps. Pas plus.

Entretien : désherbage et arrosage

Les outils adossés à la cuve de stockage d'eau

Les outils de Colette pour désherber adossés à la cuve de stockage d'eau, il manque juste la pioche © Henri Peyre

J’y travaille 1 heure/jour pour désherber à la binette et arroser. Je prends surtout du temps pour arroser avec mon système très sommaire. Depuis le début de l’été, j’arrose tous les jours une petite partie du potager surtout quand je vois les feuilles souffrir.

Du Biofertil et aucun traitement

Mise en place d'un renfort grillagé pour lutter contre les dégâts faits par les lapins

Grignotages de lapin sur les blettes de Colette qui a été contrainte de renforcer le grillage © Henri Peyre

Du Biofertil et rien d’autre. Je ne fais aucun traitement qu’il soit préventif ou curatif. Pousse ce qui pourra pousser. 

D’ailleurs je ne vois que des grignotages de lapins qui sont certainement passés sous le grillage que j’ai dû renforcer, à part ça pas de maladie. Par contre, j’avoue que les plants ne sont pas tous très fameux.

Philosophie du potager : à ma mesure

les courges débordent

Jardin côté potager © Henri Peyre

Pourquoi un potager comme celui-là ?
Il est très simple avec ses lignes de culture. Il est à ma dimension et je ne m’impose aucune pression de résultat ni de performance esthétique.

J’ai installé une table et quelques chaises pour prendre le frais sous la haie et contempler autour de moi. Je m’y sens bien.

Les fleurs sont du côté de la maison

fleurs en pots côté maison car c'est une cour avec gravillons

Jardin côté maison avec les pots de fleurs © Henri Peyre

Je n'ai aucun objectif particulier. Je m’occupe, je m’entretiens physiquement : j’ai passé trois jours à piocher pour enlever des liserons et des orties, c’est comme du sport.
Comme je viens de la campagne, j’aime les fleurs et le potager mais je fais ce que je peux et laisse le temps faire le reste. Il m’arrive de donner des légumes aux voisins si j’ai déjà quelque chose au réfrigérateur. En tout cas pas de conserve, tout se consomme au présent.