Rucher de la Météorite, un peu de vie et d'espoir 

Le Rucher de la Météorite : un peu de vie et d’espoir qui renaît

les apiculteurs du rucher de la météorite au travail

Tout a commencé au printemps 2015 quand la municipalité de Rochechouart, à l’initiative de quelques apiculteurs amateurs, fait installer deux ruches près de la promenade des Allées du château avant de les déplacer à Biennac dans un site plus adapté. Le rucher de la météorite devrait à terme compter une bonne dizaine de ruches et sa mise en place fait partie des objectifs de l'Agenda 21 mis en place par la commune.

La gestion du rucher, qui compte aujourd'hui six ruches, est confiée à l’association « Le Rucher de la Météorite » dont le but est : promotion de l'apiculture et maintien de la biodiversité en proposant des actions de sensibilisation et de pédagogie auprès de tous les publics. Ainsi plusieurs apiculteurs novices ont pu profiter d’une formation sur l’élaboration des reines. Les premières récoltes ont permis de fournir le centre de loisirs de Babaudus, l’Ehpad du Château, de vendre quelques pots au profit du téléthon.

Au moment où les abeilles sont victimes de biens des maux (pollution diverses, frelon asiatique, vols de ruches), l’action du Rucher de la Météorite est essentielle étant donné l'importance de l'abeille dans l'équilibre et la qualité de l'environnement.
La présence et la santé de l’abeille sont des signaux forts de l’état de notre environnement et, chaque fois qu’une ruche est installée, c’est un peu de vie et d’espoir qui renaît.

Formation proposée par le Rucher de la Météorite : reconnaissance de la reine

différence entre reine, faux-bourdon et ouvrière

gauche à droite : reine, faux bourdon et ouvrière

Savoir reconnaître la reine. La reine est l’abeille qui commande toute la colonie d’abeilles. Elle a pour mission de pondre les œufs pour perpétuer la survie de la colonie. Toutes les autres abeilles sont des ouvrières, attelées à son service et qui travaillent sous ses ordres ; d’où la nécessité pour l’apiculteur d’identifier la reine.

La vie de la ruche

Des milliers d’abeilles cohabitent au sein d’une ruche : la reine, les ouvrières et les faux bourdons ont chacun une fonction particulière.
La reine, généralement plus longue et plus grosse, peut pondre environ 2 000 œufs / jour au printemps. Elle ne sort pas beaucoup de la ruche.
Les ouvrières fabriquent le miel, nourrissent les larves et assurent l’entretien de la colonie.
Les faux bourdons ne sont là que pour s’accoupler avec la reine.

Quand les abeilles s’estiment trop nombreuses dans une ruche, de nouvelles reines sont élevées et la reine précédente quitte la ruche accompagnée d’une partie de la colonie pour former plus loin un nouvel essaim en attendant de trouver un endroit où fonder une nouvelle colonie. Ce sont les ouvrières dites éclaireuses qui sont en charge de rechercher ce nouveau nid propice à leur développement. Depuis des millions d’années, c’est  en essaimant qu’elles perpétuent naturellement leur espèce.

La pollinisation

En se promenant de fleurs en fleurs les abeilles se frottent aux étamines et récoltent le pollen. Sans le vouloir, elles le transportent vers d’autres fleurs et déposent ce pollen vers le pistil et les stigmates, c’est ce qu’on appelle la pollinisation. Ainsi la pollinisation permet d’assurer la biodiversité de notre écosystème.

Pour nos jardiniers, ce sont des alliées très utiles. Le vent et les insectes (papillons, oiseaux, abeilles sauvages) sont indispensables pour la pollinisation. Mais dans ce processus, l’abeille est le numéro un des pollinisateurs. Pourquoi ? Car elle est capable de butiner 250 fleurs/heure ce qui fait un nombre considérable de grains de pollen accroché à ses pattes et à déposer. Sa sensibilité au jaune et au bleu comme au parfum des fleurs l’amène vers les plantes riches en nectar. Ainsi plus elle butine, plus la production de fruits sera importante et de bonne qualité.

Il faut donc la préserver !

Récupération d'un essaim sur un mur de Rochechouart

Il arrive que des essaims s’installent à des endroits peu souhaitables pour les riverains. De manière générale, l’opération qui vise à récupérer l'essaim pour le déplacer demande une bonne connaissance des abeilles et du sang-froid. (ci-joint récupération d’un essaim sur un mur de Rochechouart)

Les anciennes ruches de Stéphane

Depuis une quinzaine d’années, Stéphane collectionne des ruches anciennes où logeaient les abeilles de nos grands-parents.
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